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Interview de l’écrivain Guillaume Herambourg

Bonjour Guillaume Herambourg et merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions, qui permettront aux lecteurs du blog, de mieux vous connaitre ou même de vous découvrir.

guillaume herambourg

Pour commencer, pourriez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Oui, bien sûr, je me nomme Guillaume Herambourg et je suis un auteur indépendant de 35 ans. J’habite Dieppe en Normandie, dans le département de la Seine-Maritime. J’ai publié il y a quelque temps, sur Amazon, mon premier roman nommé Juges et Coupables. C’est un livre entre thriller psychologique et récit philosophique qui a la réputation de surprendre par son fond et par sa forme, il a pour ambition d’interroger « très profondément » le lecteur sur lui-même…

Votre roman est souvent présenté comme hors norme, mélangeant poésie, philosophie et thriller. Pourquoi ce choix singulier ?

C’est une question difficile… Je ne pense que ça soit véritablement un choix en fait, mais plus un concours de circonstances et un mélange de ce que je suis, viscéralement, et ce que je voulais exprimer à travers mon roman. Ce qui me motive à écrire, c’est de poser des questions à partir de prises de conscience qui me viennent, c’est ainsi que j’écris… À mon sens, ce qui fait avancer l’humanité, c’est le questionnement sur elle-même, quand nous interrogeons nos responsabilités et nos intentions communes. C’est en ça que mon roman a une approche clairement philosophique. Il pose questions au lecteur sur plein d’aspects qui habillent notre quotidien, presque de façon banale, mais qui ont pourtant un véritable impact en nous et sur le monde, autour.

Je crois que c’est ce que l’art en général a pour mission de faire : décaler les regards sur un ou plusieurs aspects de nos existences, en voir d’autres facettes pour nous permettre d’y prendre plus de recul, plus de conscience de soi-même et des autres. C’est ce qu’on peut appeler l’amour dans un terme plus générique… Quant à la poésie, c’est une parenté très proche de la philosophie, comme disait l’autre : la logique ne possède pas la vérité, mais la poésie, oui…

juges et coupables

Quand et comment vous est venue l’idée d’écrire « Juges et Coupables » ?

Un peu après l’adolescence je crois, il y a eu une idée de base sur laquelle j’ai petit à petit brodé ce que je voulais y exprimer. C’est un livre très dense par le fait que je l’ai commencé quand j’avais moins de 20 ans et que je l’ai fini à 33 ans. Il s’est passé énormément de temps entre la genèse et sa réalisation. Juges et Coupables c’est un peu un cri de colère d’adolescent qui s’est petit à petit transformé en réflexion d’adulte, que je voulais la plus profonde possible. Il n’y a plus de colère dans Juges et Coupables, juste une interrogation… Il a énormément évolué au fur et à mesure de mon propre cheminement. Je l’ai écrit comme une exploration de moi-même. Il est métaphoriquement biographique pourrait-on dire.

Quelle a été la plus grande difficulté que vous ayez rencontrée pendant l’écriture de ce livre ?

Les doutes, c’est toujours le même souci quand on écrit un livre. Les doutes… C’est comme grimper une montagne d’écrire un livre, surtout le premier. On s’équipe de tout ce que l’on sait et de ce que l’on veut exprimer, on sait que l’on doit monter là-haut jusqu’au mot fin, mais y arrivera-t-on ? Le voyage n’est jamais comme on l’a envisagé, des idées imprévues viennent… il y a des moments de repos trop longs, des moments d’euphorie trop courts, des vides que l’on pense intraversables. Puis petit à petit ça se fait et plus ça se fait, plus c’est facile. Il y a des moments d’inspiration extraordinaires, des moments de pur créateur qui n’appartiennent qu’à nous… C’est comme tout, question de volonté. D’intention. D’envie.

Qu’avez-vous ressenti à la sortie de votre premier roman ?

Un grand soulagement. Il faut dire que je l’ai publié alors que nous étions en vacances, dans les Pyrénées, moi et ma compagne. Ca c’est fait dans la précipitation pour participer au concours des Plumes Francophones, sur Amazon. Je me rappelle que j’étais encore debout à cinq heures du matin pour valider la publication du roman, quelques jours seulement avant la fin du concours… Sa publication a véritablement été toute une aventure. Je n’avais qu’une hâte, que ça se finisse pour pleinement profiter de nos vacances.

Avez-vous reçu des remarques marquantes, surprenantes de la part de vos lecteurs ?

Oui, plein, c’est ça qui est extraordinaire. Quand vous voyez que toutes vos intentions sont validées par d’autres que vous-mêmes, que tout ce que vous avez voulu transmettre est ne serait-ce qu’en partie passé à l’intérieur d’un autre que vous… C’est juste incroyable. Il y une chroniqueuse qui a su dire quelles étaient précisément mes sources d’inspirations sans qu’on en échange avant. Dernièrement, j’ai vu la grande question que pose mon livre dans une critique sur Amazon par un lecteur qui en a compris le moindre sens, même ceux que je n’avais moi-même pas saisis consciemment. C’est fascinant. On se dit « mission accomplie ». C’est là tout le pouvoir de l’intention, elle se transmet. Qu’un seul lecteur vous dise : « j’ai compris ». Et vous avez gagné. Il part avec un peu de votre lumière dans son existence à lui, c’est véritablement miraculeux la création. C’est de l’authentique magie comme dirait Alan Moore.

Que représente l’écriture pour vous ?

C’est une question des plus profondes ça… On touche là au nerf qui m’agite au quotidien. L’écriture, c’est mon amour, c’est ma façon de donner de la lumière à moi, c’est mon métier à tisser, la mine que je creuse, mon écho à l’univers. C’est le don que je veux avoir si je ne l’ai pas encore, le nom que je veux porter, ce que je demande chaque jour. C’est ce que je veux comme empreinte de mon passage. Tout ça, quoi. Ça prend tout en moi à bien y réfléchir…

Quel genre de lecteur êtes-vous ? Un livre ou un style préféré ?

Déjà, je ne suis pas un grand lecteur, je l’ai été il fut un temps, particulièrement pendant mon adolescence. J’ai lu énormément et de tout ce qui me tombait sous la main, classique, moderne, philosophie, Histoire, mythologie, BD, manga, théâtre… véritablement de tout. Aujourd’hui, je suis plus cinéphile que lecteur. Il m’arrive de lire encore, bien sûr, mais je « n’ai aucun remords à laisser un livre qui ne m’aura pas “accroché” au bout de quelques dizaines de pages.

Je n’ai pas de style préféré, j’aime bien que l’on m’interroge, j’aime bien me faire surprendre, émerveiller ou impressionner comme dans “La horde du contrevent”, par exemple, que j’ai dévoré. Il y a à mon sens des incontournables à même de vous transformer intérieurement comme 1984, Le Petit Prince ou même Bernard Werber avec qui je partage le goût de la “philo-fiction”. Il a véritablement beaucoup compté dans mon envie d’écrire, même si aujourd’hui je ne le lis plus, car j’ai l’impression de “trop” le connaitre.

De toute façon, je ne me force à rien, je picore, j’explore ici et là selon mes envies. J’ai ce sentiment “surnaturel” et un peu fou que si je n’ai pas envie de lire ça, c’est probablement que je l’ai déjà lu dans une autre vie… Je ne lis qu’à l’envie. Mon livre préféré c’est Charlie et la chocolaterie et ne me demandez pas pourquoi… Je ne sais pas vraiment.

Où peut-on se procurer votre livre ?

Uniquement sur Amazon pour le moment, ou sur mon blog si l’on préfère passer par l’auteur, j’y propose des exemplaires dédicacés.

Pour finir, avez-vous de futurs projets d’écriture ?

Oui, j’en ai plein, l’inspiration ce n’est pas ça qui me manque, j’en remercie les Muses d’ailleurs. Je devrai sortir très bientôt un recueil de poèmes. Et parallèlement à ça, je finis actuellement l’écriture d’un roman contemporain qui se nommera “Le Poing”, l’histoire d’un père voulant devenir le héros de son fils sous fond de crise sociale. Un livre ayant pour thème la transmission, le conflit générationnel et la recherche d’un idéal humain. Un truc très actuel… Et parallèlement à ça, j’écris un autre roman mi-horreur / mi-fantastique sur le thème du cauchemar. Ces deux récits devraient sortir entre 2021et 2022.

Merci Guillaume Herambourg pour votre participation. Nous vous souhaitons une bonne continuation.

“Juges et Coupables” est actuellement en promotion pour fêter l’anniversaire de sa publication. Cliquer ICI pour en profiter.

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5 commentaires

  • sushifantastic

    Une interview intéressante. Lorsque je lis un livre j’aime bien savoir ce qui a poussé l’écrivain à l’écrire, son parcours… Comme l’auteur je n’ai pas de style particulier. Je lis selon l’intrigue et si le sujet est intéressant comme celui présenté ici. Un livre « à cœur ouvert » qu’il me tâte de découvrir. Bravo à Guillaume Herancourt. En plus il a dû écrire dans la précipitation 😉

  • Laura

    Coucou,

    Je trouve ça top d’avoir pu interviewer l’auteur !
    Son roman m’intéresse, j’aime les thriller, même si ce n’est pas que ça dans cet ouvrage !

    Belle journée,
    Laura – Happy Lobster

  • Laetiteste

    Eh bien cet auteur a beaucoup d’inspiration ! C’est génial ! J’ai lu que le confinement avait aidé des créateurs mais certains çà a été tout le contraire !

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